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Mariage égalitaire Thaïlande : un pays atypique en matière de droits LGBT en Asie du Sud-Est

Mariage égalitaire Thaïlande : un pays atypique en matière de droits LGBT en Asie du Sud-Est

Première modification :

La Chambre basse de Thaïlande a donné son feu vert à la légalisation du mariage égal, un projet qui doit être approuvé par le Sénat et signé par le roi pour devenir réalité. Dans cette émission d’Ellas Hoy, nous revenons sur cette étape en termes de droits des personnes LGBTIQ+ au milieu d’une région qui punit et réprime les personnes ayant des orientations sexuelles diverses. On parle aussi de l’Argentine, où un tribunal a reconnu pour la première fois un groupe de femmes transgenres comme victimes de crimes contre l’humanité commis pendant la dictature militaire. et nous passons en revue la vie de Marielle Franco, femme politique et féministe brésilienne assassinée.

Dans Ellas Hoy, nous passons en revue le monde sur les événements et les luttes les plus importants concernant le genre. Voici les sujets qui ont marqué l’agenda de la semaine :

  • La Thaïlande, un pas de plus vers l’égalité du mariage au milieu d’une région qui punit la population LGBT

Dans une démarche importante pour la population LGBTIQ+, la Chambre basse du Parlement a donné son feu vert à la loi qui légalise le mariage égal en Thaïlande. Ainsi, le pays pourrait devenir le premier d’Asie du Sud-Est et le troisième de tout le continent à autoriser le mariage des personnes du même sexe.

Droits de la population LGBTIQ+ en Asie du Sud-Est.
Droits de la population LGBTIQ+ en Asie du Sud-Est. © France 24

Le projet de loi modifie les termes « maris » et « épouses » pour des références non sexistes. Dans le même temps, il confère aux couples LGBTIQ+ des droits d’héritage et d’adoption au sein du royaume.

La Thaïlande est à l’avant-garde des droits des personnes ayant des orientations sexuelles diverses en Asie du Sud-Est. Selon Human Rights Watch, dans des pays comme la Malaisie et le Myanmar, les couples de même sexe sont passibles de 20 ans de prison. Au Brunei, les hommes homosexuels peuvent être passibles de la peine de mort et les femmes sont même punies du fouet.

  • Argentine : les femmes trans reconnues pour la première fois comme victimes de crimes contre l’humanité

Pour la première fois, un tribunal a reconnu un groupe de femmes transgenres comme victimes de crimes contre l’humanité commis sous la dernière dictature militaire. Le tribunal a condamné d’anciens agents de sécurité pour violences sexuelles, entre autres crimes, commises dans un centre de détention clandestin.

Cette décision intervient peu de temps après que des milliers de manifestants sont descendus dans la rue pour la Journée du Souvenir pour la Vérité et la Justice. Les manifestants ont critiqué la position du président Javier Milei sur les crimes de la dictature militaire, qu’ils qualifient de « négationniste », notamment sa remise en question du nombre de personnes disparues. En Argentine, comme dans de nombreux pays, ce sont les femmes qui recherchent leurs disparus.

« Les mères, les grands-mères ont été les premières à oser se dévoiler et dénoncer une situation de terrorisme menée par cette dictature militaire », raconte Paula Giménez, directrice de NODAL pour France 24.

Un héritage qui s’est étendu aux nouvelles générations. « Cette force qu’avaient ces femmes, les premières à affronter la dictature militaire, nous sommes aussi ces femmes qui descendent par millions dans la rue pour exiger le respect de ces droits que nous obtenons également dans le rues », dit Giménez.

  • Qui était Marielle Franco, conseillère féministe qui s’est battue pour les droits humains au Brésil ?

Au Brésil, la police a arrêté trois personnes soupçonnées d’avoir commandité le meurtre en 2018 de Marielle Franco, une conseillère de gauche reconnue pour son combat contre le racisme, les violences policières et l’homophobie. Franco se définit comme féministe, noire et lesbienne. Au cours de sa vie, il a donné la parole à différentes minorités et s’est battu pour les droits de l’homme. Sa mort a choqué le Brésil et déclenché une vague de protestations.

Une image de la défunte militante et conseillère Marielle Franco projetée sur un bâtiment lors d'un hommage commémorant le cinquième anniversaire de son meurtre, à Sao Paulo, au Brésil, le 14 mars 2023.
Une image de la défunte militante et conseillère Marielle Franco projetée sur un bâtiment lors d’un hommage commémorant le cinquième anniversaire de son meurtre, à Sao Paulo, au Brésil, le 14 mars 2023. REUTERS-Amanda Perobelli

  • Qu’est-ce que la mifépristone, la pilule abortive qui divise l’Amérique ?

Le nom de la pilule mifépristone a commencé à être entendu avec plus de force après l’annulation de l’arrêt Roe v. Wade, qui a défendu le droit à l’avortement partout aux États-Unis. Depuis lors, le médicament est dans la ligne de mire des groupes conservateurs, qui le jugent dangereux. De leur côté, les mouvements féministes assurent qu’il est essentiel de protéger les droits reproductifs des femmes.

Un récipient contenant des boîtes de mifépristone, le premier médicament utilisé dans un avortement médicamenteux, est préparé pour les patientes de l'Alamo Women's Clinic à Carbondale, Illinois, États-Unis, le 20 avril 2023.
Un récipient contenant des boîtes de mifépristone, le premier médicament utilisé dans un avortement médicamenteux, est préparé pour les patientes de l’Alamo Women’s Clinic à Carbondale, Illinois, États-Unis, le 20 avril 2023. REUTERS-Evelyn Hockstein

La mifépristone a été approuvée en 2000 par la FDA, l’agence fédérale de la Food and Drug Administration, comme méthode d’avortement et est prise avec le misoprostol. Depuis son approbation, seuls cinq décès associés au médicament ont été signalés par million d’habitants, soit un taux de mortalité de 0,0005 %. Selon CNN, « des études montrent que la sécurité de la mifépristone est comparable à celle des analgésiques courants en vente libre, tels que l’ibuprofène et l’acétaminophène ».