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Une délégation du Hamas est au Caire pour reprendre les négociations de cessez-le-feu à Gaza

Une délégation du Hamas est au Caire pour reprendre les négociations de cessez-le-feu à Gaza

Des délégués du Hamas, du Qatar et des États-Unis se réunissent au Caire pour discuter d’un éventuel cessez-le-feu à Gaza. Des représentants d’Israël devraient y participer. L’objectif est de parvenir à la trêve avant le Ramadan, le 10 mars. En parallèle, Israël a indiqué que la plupart des morts dans le convoi d’aide humanitaire étaient dues à des bousculades, une information qui contraste avec celle fournie par le Hamas. Le ministère de la Santé de Gaza a rapporté que 30 410 personnes sont déjà mortes à cause de l’offensive israélienne à Gaza.

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Un nouveau cycle de négociations. Des délégués du Hamas, du Qatar et des États-Unis sont au Caire, la capitale égyptienne, pour poursuivre les négociations sur un éventuel cessez-le-feu à Gaza, a déclaré à Reuters un responsable palestinien.

La délégation du groupe islamiste est conduite par le chef adjoint du Hamas à Gaza, Khalil Al-Hayya. Des représentants d’Israël devraient également arriver en Égypte pour se joindre aux négociations.

Le Caire, Doha et Washington ont été les principaux médiateurs de négociations visant, d’une part, à s’entendre sur un cessez-le-feu, et de l’autre, à la libération des otages détenus par le Hamas, qu’Israël estime au nombre d’au moins 130.

Concernant la trêve, les parties ont assuré que leur objectif était qu’elle ait lieu au début du mois sacré pour les musulmans, le Ramadan, qui commence le 10 mars.

Les perspectives sur les progrès en la matière varient. Le président des États-Unis, Joe Biden, a assuré qu’ils étaient sur le point d’atteindre cet objectif, citant des responsables du renseignement militaire. À l’instar des représentants du Qatar et de l’Égypte, optimistes lors d’une réunion bilatérale.



Cependant, du côté palestinien, il existe des versions contradictoires. La source consultée par Reuters a assuré qu’ils n’étaient pas encore près de conclure un accord, lorsqu’on lui a demandé s’il était imminent. Un haut représentant du Hamas a quant à lui déclaré à l’AFP qu’il était possible de parvenir à un cessez-le-feu « dans les 24 à 48 heures » si Israël acceptait les exigences du groupe palestinien. Le responsable a déclaré :

Si Israël accepte les demandes du Hamas, qui incluent le retour des Palestiniens déplacés dans le nord de Gaza et une aide humanitaire accrue, cela ouvrirait la voie à un accord (de trêve) dans les prochaines 24 à 48 heures.

« La plupart sont morts à cause de la bousculade » : Armée israélienne

L’armée israélienne a publié jeudi 29 février un bilan préliminaire de la centaine de morts lors d’un convoi d’aide humanitaire. Selon le rapport, la plupart des personnes sont mortes à cause d’une bousculade.

« Les forces armées ont terminé un premier examen de l’incident malheureux au cours duquel des civils de Gaza ont été piétinés à mort et blessés alors qu’ils chargeaient le convoi humanitaire », a déclaré le porte-parole de l’armée israélienne, le contre-amiral Daniel Hagari.

Le rapport ne prend toutefois en compte que les informations fournies par les commandants israéliens et les troupes israéliennes sur le terrain, qui assurent qu’aucune attaque n’a été menée contre le convoi.



©France 24

« Après des tirs de sommation tirés pour disperser la bousculade et après que nos forces ont commencé à se retirer, plusieurs pillards se sont approchés de nos forces et ont constitué une menace immédiate pour elles. Selon l’évaluation initiale, les soldats ont riposté contre plusieurs individus », a-t-il déclaré. En outre, il a noté que « la majorité des Palestiniens ont été tués ou blessés à la suite de la bousculade », a déclaré Hagari.

Ce rapport intervient après que la pression sur Israël s’est accrue à la suite de l’incident, qui a été condamné par plusieurs pays et organisations internationales. L’ONU avait demandé une enquête.

Ce dimanche, Hagari a indiqué qu’ils avaient également ouvert « une enquête pour examiner plus en profondeur l’incident » et que celle-ci serait menée par « un organisme indépendant, professionnel et expert ». Bien qu’il ait assuré que cela favoriserait la transparence, il n’a pas donné de détails sur qui serait en charge des enquêtes.

Le rapport israélien est radicalement différent des accusations du Hamas sur l’événement. Le groupe islamiste a affirmé que les forces israéliennes avaient tué plus de 100 personnes alors qu’elles tentaient d’atteindre un convoi humanitaire près de la ville de Gaza.

De plus en plus d’enfants meurent de malnutrition à Gaza

La faim devient chaque jour plus pressante dans la bande de Gaza. L’ONU a assuré que la population de l’enclave palestinienne était « à un pas » de la famine.

Dans ce contexte, au moins 15 enfants sont morts ces derniers jours de malnutrition et de déshydratation à l’hôpital Kamal Adwan, au nord de Gaza.

« Nous craignons pour la vie de six autres enfants souffrant de malnutrition et de diarrhée dans l’unité de soins intensifs de l’hôpital en raison de l’arrêt du générateur électrique et de l’oxygène et de la faiblesse des capacités médicales », a déclaré Ashraf Al-Qidra, porte-parole de Gaza. du Ministère de la Santé.

Ce dimanche également, le ministère de la Santé de Gaza, contrôlé par le Hamas, a mis à jour les chiffres laissés par l’offensive militaire israélienne à Gaza : 30 410 morts et 71 700 blessés. Une escalade du conflit qui a débuté le 7 octobre 2023 lorsque le Hamas est entré armé en Israël, faisant 1 200 morts, selon le gouvernement israélien.

Escroquer Reuters et AFP