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« Nous espérons parvenir à un cessez-le-feu à Gaza avant le Ramadan » : Autorité palestinienne

« Nous espérons parvenir à un cessez-le-feu à Gaza avant le Ramadan » : Autorité palestinienne

Les négociations pour un éventuel cessez-le-feu à Gaza reprendraient dimanche 3 mars au Caire, et pourraient aboutir à un accord avant le ramadan, ont assuré les autorités des pays médiateurs entre le Hamas et Israël. Pendant ce temps, Gaza fait face à une menace de famine. 30 320 personnes sont mortes dans l’enclave palestinienne depuis le début de cette escalade du conflit, le 7 octobre 2023, selon le ministère de la Santé de Gaza, qui a fait état de plus de 90 morts en 24 heures.

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Les négociations pour un éventuel cessez-le-feu à Gaza semblent se poursuivre. Ce samedi 2 mars, le ministre des Affaires étrangères de l’Autorité palestinienne, Riyad al-Maliki, a assuré espérer que les parties pourront s’entendre sur une trêve avant le ramadan. Le mois sacré pour les musulmans débutera le 10 mars. Il a déclaré ceci lors d’une conférence de presse :

Nous espérons pouvoir parvenir à un cessez-le-feu avant le Ramadan, nous espérons pouvoir y parvenir aujourd’hui, hier, mais nous avons échoué.

Par ailleurs, lors de sa visite à Antalya (Turquie), il a assuré que l’Autorité palestinienne serait « la seule autorité légitime » pour gouverner Gaza après la fin de la guerre.

Un point qui a semé la polémique dans les négociations entre Israël et le Hamas, depuis que l’Autorité palestinienne a perdu le contrôle de Gaza lors des élections de 2007. Et la possibilité qu’elle gouverne l’enclave palestinienne a suscité de vives critiques.

Les négociations ont été affectées par une attaque attribuée à Israël, qui a tué plus de 100 Palestiniens alors qu’ils recevaient de l’aide humanitaire. Un fait qui a déclenché un rejet virulent du Hamas, qui a remis en question la volonté d’Israël de parvenir à un cessez-le-feu.



Avant cet événement, le président des États-Unis, Joe Biden, avait également rapporté que les autorités israéliennes avaient assuré que les hostilités cesseraient pendant le mois de Ramadan.

Qu’est-il arrivé aux négociations ?

Malgré les tensions, des sources égyptiennes ont indiqué que les négociations de cessez-le-feu reprendraient dimanche au Caire. La chaîne d’État « Al Qahera News » de ce pays a indiqué qu’elle bénéficierait de la participation de « tous les partis ».

En outre, une source haut placée citée par cette chaîne a déclaré que l’Égypte déployait des efforts importants pour parvenir à un accord sur une cessation des hostilités avant le Ramadan.

« Il y a des progrès notables dans les négociations de trêve et nous nous efforcerons de parvenir à un accord équitable », a déclaré la source à Al Qahera News, sans fournir plus de détails.

Au cours des négociations, les deux parties ont posé leurs conditions. Le Hamas a assuré qu’il ne libérerait pas tous les otages sans un accord global pour mettre fin à la guerre. Pour sa part, Israël a indiqué qu’il n’accepterait que des pauses temporaires dans les combats pour libérer les otages et qu’il ne mettrait pas fin à la guerre tant qu’il n’aurait pas mis fin au Hamas.

L’Egypte et le Qatar qualifient la trêve d' »inévitable »

Les ministres des Affaires étrangères de l’Égypte et du Qatar ont abordé la situation dans la bande de Gaza ce vendredi 1er mars à Doha. Les deux pays sont les principaux médiateurs des négociations entre Israël et le Hamas.

« Les deux ministres ont passé en revue les efforts conjoints des deux pays sur la voie de la résolution de la crise dans la bande de Gaza, soulignant l’inévitabilité d’un cessez-le-feu », note le communiqué.

En outre, ils ont déclaré qu’ils avaient « l’espoir » de pouvoir « parvenir à une cessation des hostilités et à un échange de prisonniers et d’otages ».

Lors de la réunion, ils ont également souligné l’urgence d’introduire une aide humanitaire dans l’enclave palestinienne. Ils ont également souligné le rôle de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNRWA), qui est au centre de la tourmente depuis que certains de ses travailleurs humanitaires ont été accusés par le gouvernement israélien d’être liés aux attaques du Hamas contre Israël le 7 octobre de l’année dernière. qui a fait 1 200 morts, un événement qui a déclenché un conflit de cette ampleur, survenu après les mesures de l’armée israélienne visant à éliminer à tout prix le Hamas à Gaza.

Plus de 90 Gazaouis tués ces dernières 24 heures

Selon le ministère de la Santé de Gaza, au moins 92 personnes ont perdu la vie au cours des dernières 24 heures dans la bande de Gaza. Ainsi, le nombre de personnes tuées depuis le début de la guerre s’élève à 30 320. En revanche, le nombre de blessés depuis le 7 octobre s’élève à 71.533.

« L’occupation israélienne a commis 10 massacres contre des familles dans la bande de Gaza, faisant 92 martyrs et 156 blessés au cours des dernières 24 heures », a rapporté le ministère.

Une jeune femme tient un exemplaire du Coran sur le site de la mosquée Al Bokhari détruite après une frappe aérienne israélienne à Deir Al Balah, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 mars 2024.
Une jeune femme tient un exemplaire du Coran sur le site de la mosquée Al Bokhari détruite après une frappe aérienne israélienne à Deir Al Balah, dans le sud de la bande de Gaza, le 2 mars 2024. © Mohammed Saber / EFE

Le ministère a assuré que la situation s’était aggravée ces dernières semaines en raison de l’impossibilité de trouver de la nourriture. L’ONU a averti, le 28 février, que la population de Gaza était « à un pas » de la famine.

Aussi, selon les chiffres de cette institution, le nombre de décès cette semaine de bébés dus à la malnutrition et à la déshydratation s’est élevé à 13 à l’hôpital Kamal Adwan, au nord de l’enclave. En outre, depuis mardi, au moins 15 bébés sont morts de malnutrition dans les hôpitaux du nord de la bande de Gaza.

Escroquer EFE et Reuters