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Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre la Russie après la mort de son opposant Alexeï Navalny

Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre la Russie après la mort de son opposant Alexeï Navalny

Ce dimanche 3 mars, le Canada a imposé de nouvelles sanctions en réponse à la mort de l’opposant russe Alexeï Navalny. De hauts responsables russes, dont des représentants du parquet et des services judiciaires, seront confrontés à des mesures restrictives, a annoncé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Il s’agit d’une nouvelle vague de représailles de la part des pays occidentaux contre le peuple et les entités russes, que le Kremlin a minimisée. Pendant ce temps, les hommages à Navalny se poursuivent en Russie.

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Nouvelles sanctions après la mort d’Alexeï Navalny. Ce dimanche 3 mars, le Canada a annoncé qu’il punirait de hauts responsables russes, notamment des employés du parquet, des services judiciaires et correctionnels. C’est ce qu’a annoncé la ministre des Affaires étrangères, Mélanie Joly, dans un communiqué.

Il y a quelques semaines, le ministre avait déjà annoncé d’autres représailles. Le 23 février, un jour avant le deuxième anniversaire de la guerre en Ukraine, il a rapporté que le Canada avait imposé « des sanctions supplémentaires à 10 individus et 153 entités dans le cadre de la guerre en Ukraine ». Règlement sur les mesures économiques spéciales (Russie)».


Selon ladite déclarationen coordination avec le Royaume-Uni et les États-Unis, se concentre sur « les domaines qui affectent la capacité du gouvernement russe à poursuivre son invasion illégale et injustifiable de l’Ukraine ».

Autres sanctions contre la Russie

Le Canada n’a pas été le seul pays à augmenter les sanctions après la mort de Navalny. Mercredi dernier, huit pays de l’Union européenne ont appelé à des sanctions contre les procureurs, les tribunaux et les responsables pénitentiaires russes.

La demande a été réalisée à travers une lettre adressée au Haut Représentant de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Josep Borrell, et a été signée par les ministres des Affaires étrangères de la République tchèque, de l’Estonie, de la Finlande, de la Lituanie, de la Lettonie, de la Pologne, de la Suède et de la Roumanie. En outre, les responsables ont assuré qu’il bénéficiait également du soutien des Pays-Bas, de la France, de l’Irlande et du Danemark.

« La mort de M. Navalny est un autre signe d’une répression systématique et accélérée en Russie. Cela exige une action collective », indique la lettre consultée par Reuters.

Washington a également imposé vendredi 23 sanctions contre la Russie, visant plus de 500 personnes et entités. Le président américain Joe Biden a déclaré que ces mesures visaient à garantir que le président russe Vladimir Poutine « paie un prix encore plus élevé pour son agression » envers l’Ukraine.

Les sanctions visaient principalement le secteur financier et visaient principalement le système de paiement russe Mir. En outre, d’autres représailles ont frappé des responsables pénitentiaires qui, selon les États-Unis, étaient liés à la mort de Navalny.

Moscou minimise les représailles

Même si la vague de sanctions s’est intensifiée depuis la mort de Navalny, la Russie a indiqué que son économie s’était adaptée aux restrictions. Le Kremlin a d’ailleurs assuré que cela n’avait rien d’« exceptionnel ». Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré aux journalistes :

Rien de fondamentalement nouveau n’a été annoncé, et il est peu probable que ceux qui imposent ces sanctions soient capables de proposer quelque chose de fondamentalement nouveau sans nuire à leur propre économie.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, participe à une réunion du président russe en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg.  À Saint-Pétersbourg, en Russie, le 6 juin 2019.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, participe à une réunion du président russe en marge du Forum économique international de Saint-Pétersbourg. À Saint-Pétersbourg, en Russie, le 6 juin 2019. © Alexey Nikolsky/Sputnik/Vía AFP

L’économie russe s’est redressée en 2023 après un déclin important en 2022. Toutefois, sa croissance dépend largement de la production d’armes. En outre, certains citoyens russes affirment que le rebond ne se reflète pas dans leur niveau de vie.

La Banque de Russie prévoit une croissance économique de 1,0 à 2,0 % d’ici 2024. Le Fonds monétaire international prévoit quant à lui une croissance de l’économie russe de 2,6 % cette année, même s’il présente un scénario à long terme moins optimiste.

Les hommages de Navalny se poursuivent en Russie

Comme hier, ce dimanche, les Russes ont continué à faire la queue pour déposer des fleurs sur la tombe de Navalny. Ceci, malgré la répression survenue lors des hommages à l’opposant russe.

Un groupe de défense des droits de l’homme, OVD-Info, a rapporté que 91 personnes avaient été arrêtées vendredi dans 12 villes, dont Moscou. Même s’il n’a signalé aucune nouvelle arrestation samedi.

« La file d’attente ne cesse de s’allonger au fil des minutes », a commenté sur les réseaux sociaux un partisan de Navalny, cité par EFE.

Une personne jette des fleurs sur la tombe de l'opposant russe Alexei Navalny alors qu'elle se tient devant l'entrée fermée du cimetière de Borisovskoye, le lendemain des funérailles de Navalny à Moscou, en Russie, le 2 mars 2024.
Une personne jette des fleurs sur la tombe de l’opposant russe Alexei Navalny alors qu’elle se tient devant l’entrée fermée du cimetière de Borisovskoye, le lendemain des funérailles de Navalny à Moscou, en Russie, le 2 mars 2024. REUTERS-Limon

Selon des partisans de l’opposition qui se sont rendus sur place, le nombre de policiers a diminué au cours du week-end.

Samedi, la mère de Navalny, Lyudmila, s’est également rendue sur place pour la deuxième journée consécutive.

La Russie continue ainsi de dire au revoir à l’un des farouches critiques du président russe, décédé le 16 février à l’âge de 47 ans dans une colonie pénitentiaire de l’Arctique, où il était détenu. Ses partisans continuent de pointer du doigt le Kremlin comme responsable de sa mort.

Escroquer Reuters et AFP