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La jeunesse birmane prend les armes contre la junte militaire

La jeunesse birmane prend les armes contre la junte militaire

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Il y a trois ans, au Myanmar, le 1er février 2021, l’armée a organisé un coup d’État surprise et emprisonné la dirigeante de facto du pays, Aung San Suu Kyi, laissant le gouvernement civil sans tête. Les hommes en uniforme mettent ainsi fin à la décennie de quasi-démocratie dans le pays, commencée en 2011 au milieu d’une profonde instabilité. La population manifeste contre la prise du pouvoir, mais la répression de l’armée et de la police fait des milliers de morts. Ce rapport expose les combats entre les rebelles, en majorité des jeunes, et la junte au pouvoir.

Trois ans après le coup d’État, un mouvement de désobéissance civile a émergé parmi la jeunesse birmane, qui s’est depuis transformé en résistance armée.

Des milliers de personnes ont rejoint les nombreuses armées ethniques qui existaient déjà au Myanmar. Ces rebelles ont commencé à s’entraîner dans la jungle, mais ils s’entraînent désormais dans les villes et se battent pour renverser un régime militaire aussi détesté que redouté.

Première ligne

Depuis fin octobre et contre toute attente, groupes ethniques et combattants pro-démocratie ont réussi à s’emparer de plus de 400 bases de l’armée birmane et d’une trentaine de villes. La junte est menacée comme jamais auparavant. Le 31 janvier, veille de l’anniversaire du coup d’État, l’état d’urgence dans le pays a été une nouvelle fois prolongé de six mois.

Notre reporter Constantin Simon, correspondant Asie de France 24 et l’un des rares journalistes à avoir réussi à entrer en Birmanie, a pu filmer les combats entre rebelles et junte au pouvoir dans le centre du pays, et a eu un accès exclusif au commandant Maui. , l’un des chefs rebelles à la tête du soulèvement populaire.

Filmé sur la ligne de front, à 200 kilomètres de Naypyidaw, la capitale birmane, ce reportage montre aussi la vie de jeunes hommes et femmes, aujourd’hui combattants ou infirmiers, qui luttent pour rétablir la démocratie au Myanmar. Déchiré par la violence et isolé du reste du monde, le pays s’enfonce plus profondément que jamais dans la guerre civile et le chaos.

Un rapport de Constantin Simon, Aruna Popuri et Philip Bahardu. Remerciements particuliers à Jérémy André, Armée Karenni et Force de Défense des Nationalités Karenni.