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« Il y a déjà des poches de famine à Gaza » ; Ils dénoncent la mort de six Gazaouis qui attendaient de l’aide

« Il y a déjà des poches de famine à Gaza » ; Ils dénoncent la mort de six Gazaouis qui attendaient de l’aide

Le 14 mars, le commissaire chargé de la gestion des crises de l’Union européenne, Janez Lenarčič, a exhorté Israël à ouvrir davantage de routes pour acheminer l’aide humanitaire vers Gaza, soulignant qu’il existe déjà des « points chauds de famine » dans l’enclave. Au milieu des difficultés à trouver de la nourriture et de l’eau, au moins six personnes ont été tuées et des dizaines ont été blessées par les tirs israéliens, alors qu’elles attendaient des camions d’aide dans la ville de Gaza, a rapporté le ministère de la Santé de Gaza ces dernières heures.

L’aide humanitaire, un besoin devenu une question de vie ou de mort dans la bande de Gaza.

Dans l’enclave« Il existe déjà des poches de famine » qui peuvent s’étendre sur l’ensemble du territoirea fait remarquer ce jeudi 14 mars le commissaire chargé de la gestion des crises de l’Union européenne, Janez Lenarčič.

Jusqu’à présent, la pire situation de sécurité alimentaire pour les habitants de Gaza avait été annoncée par l’ONU et les hôpitaux de ce territoire palestinien, qui ont même signalé le 8 mars au moins 20 décès dus à la malnutrition et à la déshydratation, principalement parmi les enfants.

Compte tenu de l’extrême besoin d’éléments de base pour survivre après plus de cinq mois de guerre, Paresseux a exhorté les autorités israéliennes à ouvrir davantage de routes pour permettre les transferts d’aide urgent aux près de 2,3 millions de personnes qui habitent la bande côtière bloquée.

Des Palestiniens déplacés se rassemblent pour recevoir de la nourriture dans une école publique, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 19 février 2024, en pleine guerre entre l'armée israélienne et le groupe Hamas.
Des Palestiniens déplacés se rassemblent pour recevoir de la nourriture dans une école publique, à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza, le 19 février 2024, en pleine guerre entre l’armée israélienne et le groupe Hamas. ©AFP/Mohamed Abed

Pour l’instant, les espoirs portent sur le couloir humanitaire annoncé il y a une semaine par l’UE, depuis Chypre. Le premier navire, exploité par l’ONG espagnole Open Armas et chargé de 20 tonnes d’aide, poursuit sa route ce vendredi vers l’enclave.

Un deuxième bateau a été chargé ces dernières heures de 300 tonnes d’aide alimentaire, dont des légumineuses, des conserves de thon, des légumes, du riz et de la farine, pour se diriger vers le territoire palestinien, a souligné World Central Kitchen, l’ONG du chef espagnol José Andrés, qui aide à la distribution de ces produits.

De jour en jour, les informations faisant état de mineurs mourant ou risquant de mourir de malnutrition aiguë augmentent, une situation encore pire dans le nord de l’enclave, où le passage de l’aide alimentaire est complètement bloqué par les troupes israéliennes, a souligné le Bureau de coordination humanitaire de l’ONU.

Israël affirme qu’il « inondera » la bande de Gaza d’aide humanitaire

Au milieu de la pression due à la situation de faim à laquelle les Gazaouis sont confrontés au milieu de l’offensive israélienne – en réponse à l’attaque sanglante du Hamas le 7 octobre – le porte-parole de l’armée, Daniel Hagari, a assuré au cours des dernières heures que ses forces cherchent à « inonder » la bande de Gaza d’aide humanitaire provenant de divers points d’entrée.

« Nous essayons d’inonder la zone, de l’inonder d’aide humanitaire », a déclaré Hagari, devant la presse étrangère.

Cependant, le porte-parole militaire a admis que l’acheminement des fournitures vers l’enclave ne constitue qu’une partie du problème, car des efforts sont nécessaires pour les distribuer de manière équitable et efficace à toutes les personnes qui en ont désespérément besoin.

« Le problème à l’intérieur de Gaza est celui de la distribution », a-t-il souligné.

PHOTO DE DOSSIER : Des Palestiniens transportent des sacs de farine qu'ils ont récupérés dans un camion d'aide près d'un point de contrôle israélien, alors que les habitants de Gaza sont confrontés à des niveaux de faim criants, au milieu du conflit en cours entre Israël et Ham.
File-Des Palestiniens transportent des sacs de farine qu’ils ont reçus d’un camion d’aide humanitaire, près d’un point de contrôle israélien, dans la ville de Gaza, le 19 février 2024. © Reuters/Stringer

Mercredi 13 mars, et au milieu d’appels internationaux, l’institution militaire a indiqué que six camions transportant de l’aide humanitaire ont traversé dans la nuit du mardi 12 mars directement d’Israël vers le nord de Gaza, par une nouvelle route. C’était la première entrée de ce type depuis plus de cinq mois de guerre.

Mais depuis des mois, le passage de l’aide, qui n’est autorisé que par le sud de l’enclave, est resté rare et interrompu en raison des points de contrôle et des bombardements des troupes israéliennes.

Compte tenu de l’extrême urgence et des réticences mises en avant jusqu’à présent par le gouvernement de Benjamin Netanyahu, la Jordanie, et même le plus grand allié d’Israël, les États-Unis, ont commencé ces dernières semaines à essayer des voies alternatives. Parmi eux, le largage de ravitaillements depuis les airs avec l’aide d’avions de leurs forces aériennes respectives.

Mais cette action est également risquée pour les habitants de Gaza. Au moins cinq personnes sont mortes le 8 mars après avoir été touchées par des caisses en bois contenant de l’aide humanitaire.

Ils dénoncent la mort de six Palestiniens par des tirs israéliens alors qu’ils attendaient une aide humanitaire

Au moins six personnes ont été tuées et des dizaines d’autres blessées par des tirs de l’armée israélienne, alors que des foules de Gazaouis attendaient des camions chargés de nourriture dans la ville de Gaza, a rapporté jeudi le ministère de la Santé de l’enclave.

Il s’agit de la principale ville du nord du territoire, vers laquelle l’aide a été jusqu’à présent faible ou inexistante et les événements se sont produits dans la nuit du mercredi 13 mars.

Les habitants et les responsables de la santé ont décrit des personnes se précipitant pour s’approvisionner au rond-point de Koweït, au nord de cette ville, lorsque les forces israéliennes ont ouvert le feu. L’armée israélienne n’a pas encore commenté la question.

Dossier-Les gens pleurent à l'hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza, à cause du corps d'un Palestinien tué lors d'un incident tôt le matin alors que les habitants attendaient des camions avec de l'aide, le 29 février 2024.
Dossier-Les gens pleurent à l’hôpital Al-Shifa dans la ville de Gaza, à cause du corps d’un Palestinien tué lors d’un incident tôt le matin alors que les habitants attendaient des camions avec de l’aide, le 29 février 2024. AFP – –

Cette plainte rappelle les morts tragiques du 29 février, lorsque, selon les témoignages et les autorités locales, les forces israéliennes ont abattu plus de 100 Palestiniens alors qu’ils attendaient une aide humanitaire.

Cependant, l’administration Netanyahu a nié ces accusations et, bien qu’elle ait reconnu que ses soldats avaient ouvert le feu, elle a assuré qu’il s’agissait de coups de semonce lorsqu’ils étaient menacés par la foule et que la majorité des morts étaient causées par une attaque.

Alors que le risque de famine est latent, de nombreuses personnes meurent sous les bombardements israéliens continus. Ce vendredi, Le nombre total de morts s’élève à au moins 31 341 personnes, a indiqué le ministère local de la Santé.

Avec Reuters, AP et EFE