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Une brume toxique étouffe New Delhi

Une brume toxique étouffe New Delhi

Dans la capitale indienne, New Delhi, la pollution atteint des niveaux alarmants. Le gouvernement a annoncé ce vendredi 3 novembre que les écoles seraient fermées pendant deux jours en raison de niveaux dangereux de pollution atmosphérique due aux brûlages agricoles et aux émissions industrielles, entre autres facteurs. Le niveau de particules fines, les plus dangereuses, est 35 fois supérieur au niveau maximum fixé par l’OMS.

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Une brume jaunâtre et toxique recouvre la capitale de l’Inde, New Delhi. L’air que respirent ses habitants est contaminé. Les alertes inquiètent les autorités qui ont pris des mesures pour protéger les plus vulnérables, les enfants.

« En raison de l’augmentation des niveaux de pollution, toutes les écoles primaires publiques et privées de Delhi resteront fermées pendant les deux prochains jours », a écrit le chef du gouvernement de la capitale, Arvind Kejriwal, sur ses réseaux sociaux.

Une autre mesure prise est l’interdiction des activités de construction non essentielles et l’entrée des camions diesel. Tout cela fait partie d’un plan qui envisage des ajustements progressifs et de plus en plus restrictifs à mesure que la pollution augmente.

Le taux de particules fines (PM 2,5), le plus nocif pour l’homme, est 35 fois supérieur au niveau maximum fixé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS)comme le rapporte la société suisse de surveillance de la qualité de l’air, IQAir.

L’OMS considère comme dangereuse une exposition quotidienne maximale à des particules fines supérieure à 15 microgrammes par mètre cube d’air.

Les médias locaux ont même comparé l’air toxique de la capitale à celui d’une chambre à gaz ou à l’équivalent de fumer une poignée de cigarettes par jour.

« Ce niveau de pollution est là pour persister pendant les deux à trois prochaines semaines, aggravé par des incidents de brûlage des chaumes, des vents lents et des températures fraîches », a déclaré Ashwani Kumar, président du Comité de contrôle de la pollution de Delhi.


New Delhi est l’une des plus grandes zones urbaines du monde et se classe régulièrement parmi les villes les plus polluées et avec la pire qualité de l’air, selon une liste d’IQAir.

Selon l’indice de la qualité de la vie de l’air, préparé par l’Université de Chicago, En Inde, une personne a cinq ans et trois mois d’espérance de vie en moins à cause de la pollution. 67,4 % de la population vit dans des zones qui dépassent la norme nationale de qualité de l’air du pays.

De 1998 à 2021, selon l’étude, « la pollution annuelle moyenne par les particules a augmenté de 67,7 %, réduisant encore l’espérance de vie moyenne de 2,3 ans ». De plus, 59,1 % de l’augmentation de la pollution mondiale provient de l’Inde.

C’est Carte interactive de la pollution atmosphérique expose la situation critique en Inde et collecte des données sur le reste des pays du monde.

Une lutte contre la pollution

La mauvaise qualité de l’air est due à plusieurs facteurs. Entre eux, brûlage agricole, émissions industrielles et transport routier.

Le problème devient encore plus aigu au début de l’hiver, lorsque des dizaines de milliers d’agriculteurs du nord de l’Inde brûlent les chaumes de riz, l’une des principales causes de pollution.

Les autorités tentent de persuader les agriculteurs d’éviter de telles procédures et d’utiliser d’autres méthodes de défrichement.

En 2019, le pays a déclaré la guerre à la pollution et lancé plusieurs programmes étatiques. Parmi eux, le National Clean Air Program (NCAP). L’objectif est de réduire les particules fines de 20 à 30 % au niveau national. Mais dans plusieurs villes, les objectifs affichés n’ont pas été atteints.

Un homme pose pour une photo devant l’emblématique mémorial de la Porte de l’Inde à New Delhi, en Inde, le vendredi 3 novembre 2023.
Un homme pose pour une photo devant l’emblématique mémorial de la Porte de l’Inde à New Delhi, en Inde, le vendredi 3 novembre 2023. AP – Piyush Nagpal

D’ici 2022, il a repris le programme et augmenté son objectif d’atteindre une réduction de 40 % par rapport aux niveaux de 2017.

L’indice de la qualité de l’air de la vie indique que, si l’ambition du gouvernement est réalisée, l’exposition annuelle moyenne globale aux PM 2,5 de ces villes serait 21 fois inférieure aux niveaux de 2017. Ce qui ajouterait en moyenne 2,1 ans à la vie des habitants. le citoyen.

Avec Reuters et EFE