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Une bousculade dans un stade en République du Congo fait au moins 37 morts

Une bousculade dans un stade en République du Congo fait au moins 37 morts

Le malheureux incident s’est produit au stade Michael Ornano, situé dans la capitale Brazzaville, alors que l’armée nationale effectuait une opération de recrutement avec environ 1 500 jeunes âgés de 18 à 24 ans. Le gouvernement congolais a également indiqué qu' »un nombre indéterminé » de personnes avaient été blessées dans la bousculade.

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« Dans la nuit du lundi 20 au mardi 21 novembre 2023, une tragédie s’est produite au stade (Michael) Ornano qui a fait des morts et des blessés », indique un communiqué du ministère des Communications, ajoutant qu' »une cellule de crise  » sous les ordres du Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, pour prendre en charge les victimes.

Selon la presse locale, le drame aurait été dynamité par un jeune homme qui cherchait à introduire précipitamment sa demande d’admission militaire, ce qui a provoqué un effet en chaîne et un désespoir collectif parmi les participants, qui ont cherché à forcer les portes pour sortir et ont fini par en s’écrasant les mains.

« Certains étaient tellement impatients qu’ils ont dû entrer de force, provoquant une bousculade qui a fait plusieurs morts ou blessés », a déclaré à l’agence de presse américaine AP Brandon Tsetou, un jeune étudiant ayant survécu à la bousculade.

L’Armée comme solution économique pour la jeunesse congolaise

L’armée congolaise est l’un des employeurs les plus importants de ce pays africain, où 20 % de ses 5,8 millions d’habitants sont au chômage et où environ 75 % des Congolais « travaillent dans le secteur informel, à leur compte ou dans des emplois à faible productivité », selon aux informations de la Banque mondiale.

« Cette tragédie humaine reflète l’angoisse d’une jeunesse sacrifiée », a déclaré Tresor Nzila, directeur de l’ONG Development Action Center, ajoutant que l’incapacité de l’État à stimuler l’emploi dans le pays a semé le désespoir chez les jeunes, accusant également le gouvernement pour « ne pas avoir évalué les risques » de l’événement.

Avec AP et Reuters