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L’incertitude grandit quant à l’avenir de la bande de Gaza

L’incertitude grandit quant à l’avenir de la bande de Gaza

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Beaucoup se demandent déjà ce qui se passera dans la bande de Gaza au lendemain de la fin du dernier conflit entre Israël et le Hamas. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, défend que son gouvernement contrôle indéfiniment la sécurité de l’enclave ; tandis que les États-Unis et l’Union européenne rejettent le retour d’Israël à occuper Gaza, mais ne ferment pas la porte à ce qu’ils appellent une période de transition. Qui gouvernera l’enclave après la guerre ? A quel prix ? Nous l’analysons dans ce débat.

Que se passera-t-il dans la bande de Gaza une fois les hostilités entre Israël et le Hamas terminées ? C’est la question que se posent le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et ses alliés occidentaux, même si la fin de la dernière recrudescence du conflit est peut-être loin et que le conflit historique entre Israéliens et Palestiniens reste potentiellement non résolu après cela.

Israël a retiré ses colons et son armée de Gaza en 2005 ; Un an plus tard, l’aile politique du Hamas a remporté les élections législatives et dirige depuis lors l’enclave. Il a ratifié son pouvoir par la force, après avoir chassé le groupe palestinien Al-Fatah en 2007 après des mois d’affrontements armés.

Le 6 novembre, Netanyahu a déclaré dans une interview à ABC News qu’il pensait qu’Israël devrait avoir « la responsabilité globale de la sécurité » de Gaza pour une période indéterminée. Après cette déclaration, les États-Unis ont réitéré qu’ils n’étaient pas d’accord avec une seconde occupation. Dans le même esprit, le secrétaire d’État américain Antony Blinken a insisté sur le fait qu’après cette guerre, ni le Hamas ne devrait contrôler Gaza, ni Israël ne devrait occuper l’enclave, bien qu’il ait laissé la porte à ce qu’il a appelé une « période de transition » pour assurer la sécurité.

De son côté, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, propose cinq principes qui doivent être appliqués le « jour d’après », comme elle appelle la fin éventuelle de la guerre. Deux de ces cinq points sont les mêmes que ceux des États-Unis : une bande de Gaza sans contrôle du Hamas et sans occupation israélienne. En ce sens, il a nié une présence israélienne à long terme, ce qui ne va pas à l’encontre de la transition dont parle Washington.

Ces déclarations déclenchent un nouveau débat sur ce qui se passera à Gaza lorsque la guerre en cours prendra fin. Qui gouvernera l’enclave ? Israël réoccupera-t-il ce territoire palestinien ou restera-t-il sous le commandement du Hamas ou de l’Autorité nationale palestinienne ? Nous en avons discuté avec nos invités :

– Pablo Jofreé Leal, journaliste et analyste international, auteur des livres « Palestine : chronique de l’occupation sioniste sur la lutte du peuple palestinien pour l’autodétermination » et « La dignité vit au Sahara ».

– Vanessa Hites, avocate de l’Université du Chili et ancienne coordinatrice de la Semaine de la coexistence au Chili entre les communautés juive et palestinienne.