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Enfants dont les parents ont été reconnus coupables de crimes pendant la dictature argentine

Enfants dont les parents ont été reconnus coupables de crimes pendant la dictature argentine

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Certains Argentins gardent un lourd secret de famille. Sous la dictature militaire de 1976 à 1983, ses parents étaient des policiers ou des soldats responsables d’une partie de la disparition de 30 000 personnes, selon des groupes de défense des droits humains. Ces hommes ont depuis été accusés (et parfois reconnus coupables) de crimes contre l’humanité. Après des décennies de honte et de silence, certains de leurs enfants, désormais plus âgés, ont décidé de faire entendre leur voix et de raconter leur héritage familial.

Certains en Argentine connaissent le secret de leur famille depuis qu’ils sont très petits. D’autres ont vécu des décennies sans se douter de rien, jusqu’à l’ouverture des procès pour crimes contre l’humanité commis sous la dictature.

Comment ont-ils façonné leur personnalité ou reconstruit leur vie lorsqu’ils ont découvert que leur propre père était coupable de torture, de viol et parfois même de meurtre ? Comment vivent-ils avec les enfants des victimes ? Quarante ans après la fin de la dictature argentine, nous sommes allés à la rencontre de ceux dont les familles étaient du mauvais côté de l’histoire. Nous les suivons dans le long chemin d’acceptation qu’ils ont dû parcourir : certains militant contre le négationnisme historique ou créant une ONG, d’autres à travers la psychanalyse.

Reportage d’Éléonore Vanel et Anca Ulea