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Des élections générales pleines de suspens commencent

Des élections générales pleines de suspens commencent

Qui remplacera le Premier ministre Mark Rutte ? Les Néerlandais se rendent aux urnes ce mercredi 22 novembre pour des élections législatives à suspense où trois candidats sont à égalité dans les sondages, dont l’extrême droite, qui a pris une avance de dernière minute dans les sondages.

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Les Néerlandais se rendront aux urnes mercredi 22 novembre pour des élections législatives passionnantes au cours desquelles le Premier ministre sortant Mark Rutte laissera la place à un nouveau visage après 13 années record à la tête des Pays-Bas.

Les sondages ont été particulièrement volatils. Pendant des semaines, ils ont indiqué une égalité entre trois candidats, avant d’annoncer, quelques jours avant le vote, une avance inattendue de l’extrême droite, désormais également parmi les favoris.

Les bureaux de vote ont ouvert à 7h30 (6h300 GMT) et fermeront à 21h00 (20h00), avec les premiers scrutins à la sortie des urnes.

Ces élections anticipées sont étroitement surveillées en Europe, où Mark Rutte a joué un rôle de premier plan dans des dossiers allant du sauvetage de la zone euro – sur lequel sa ligne dure l’a souvent mis en désaccord avec les pays du sud de l’Europe – jusqu’à la guerre. en Ukraine.

Dilan Yeşilgöz-Zegerius, 46 ans, issue du parti de centre-droit de Mark Rutte, pourrait devenir la première femme chef de gouvernement. « Il est temps », a-t-il déclaré à l’AFP en marge d’un rassemblement.

Frans Timmermans, ancien commissaire européen à la tête d’une alliance entre les Verts et les travaillistes, a reçu un fort soutien avant le vote, selon les sondages d’opinion. Il est considéré comme une autorité en matière d’environnement après avoir défendu le Green Deal de l’UE.

Geert Wilders tente d’adoucir son image

Selon les analystes, les électeurs de gauche soutiennent Frans Timmermans pour éviter la formation d’une coalition de droite, suite à l’avancée du PVV d’extrême droite de Geert Wilders.

Dilan Yeşilgöz-Zegerius, d’origine turque, est arrivée aux Pays-Bas à l’âge de huit ans avec son père demandeur d’asile, mais elle n’a pas caché son ambition de réduire l’immigration. Elle a attiré l’attention dans certains milieux en se disant ouverte à une éventuelle coalition avec le PVV.

Récemment, Geert Wilders a tenté d’adoucir son image en adoucissant certaines de ses positions les plus controversées. Il a notamment déclaré qu’il y avait des problèmes plus urgents que la réduction du nombre de demandeurs d’asile, et il a également adouci certaines de ses opinions anti-islamiques.

Dossier : le leader néerlandais d’extrême droite Geert Wilders lors d’une conférence de presse en septembre 2020.
Dossier : le leader néerlandais d’extrême droite Geert Wilders lors d’une conférence de presse en septembre 2020. Remko de Waal ANP/AFP/Fichier

Un nouveau parti, le Nouveau Contrat Social (NSC), dirigé par le charismatique lanceur d’alerte Pieter Omtzigt, recule légèrement après sa rapide progression dans les sondages lors de son lancement en août.

Pieter Omtzigt, polyglotte de 49 ans, promet de rendre la politique néerlandaise digne de confiance après de nombreux scandales. Il est également dur envers l’immigration. Le député populaire a régulièrement déclaré qu’il ne souhaitait pas devenir Premier ministre, mais à la veille des élections législatives, il s’est déclaré prêt à diriger un gouvernement d’experts.

Fragmenté

L’immigration, le coût de la vie et la crise du logement, qui touche particulièrement les jeunes électeurs néerlandais, étaient les principaux thèmes de la campagne.

Après la longévité record de Mark Rutte, surnommé Premier ministre « Téflon » pour sa capacité à surmonter les scandales, les citoyens cherchent un changement dans sa façon de gouverner, selon les experts.

Mark Rutte a choqué les Pays-Bas en juillet en annonçant la chute du gouvernement après des divergences « insurmontables » sur l’immigration. Quelques jours plus tard, il annonçait sa retraite de la politique.

Dossier : Premier ministre néerlandais Mark Rutte.
Dossier : Premier ministre néerlandais Mark Rutte. © Robin Utrecht / ANP/AFP

Aucun parti n’est susceptible de remporter plus de 20 % des voix, ce qui signifie que de longs débats seront nécessaires pour former une coalition.

Le dernier gouvernement a mis 271 jours, un nombre record. Et pour l’heure, le suspense est total. « Quiconque sait qui va gagner ces élections ment », a déclaré à l’AFP la politologue Julia Wouters. « Tout peut encore arriver. »

Avec l’AFP