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Trump a assisté à une nouvelle audience de son procès civil à New York

Trump a assisté à une nouvelle audience de son procès civil à New York

New York (AFP) – L’ancien président américain Donald Trump a de nouveau assisté ce mardi aux audiences du procès civil pour fraude financière présumée, faisant des allers-retours entre les pupitres électoraux et les salles d’audience.

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Trump, 77 ans, s’est adressé aux journalistes à son arrivée dans la salle d’audience de Manhattan et a attaqué la procureure générale de New York, Letitia James, qui a porté plainte pour fraude civile contre lui, le magistrat présidant le procès et le président démocrate Joe Biden.

« Il s’agit d’une chasse aux sorcières menée par un procureur général radical et fou. Et c’est très injuste », a déclaré Trump.

« C’est un procès truqué », a ajouté l’ancien président (2017-2021), soulignant qu’il est présidé par un « juge démocrate » qui a une vision « très libérale ».

Trump, le favori du Parti républicain pour l’investiture présidentielle aux élections de 2024, a également affirmé, à tort, que le juge fédéral présidant son procès à Washington pour complot visant à renverser les élections américaines de 2020 lui avait retiré son « droit de parole ».

« Ils m’ont enlevé ma voix. Je suis candidat aux élections et je n’ai pas le droit de parler », a-t-il déclaré.

L'ancien président républicain des États-Unis Donald Trump lors d'un scrutin dans l'Iowa, le 16 octobre 2023
L’ancien président républicain des États-Unis Donald Trump lors d’un scrutin dans l’Iowa, le 16 octobre 2023 © SCOTT OLSON / GETTY IMAGES AMÉRIQUE DU NORD/AFP

« Tout cela est un montage qui vient du ministère de la Justice », a expliqué le magnat. « Tout est monté par Biden et ses voyous qui l’entourent pour tenter de lui arracher une victoire électorale qu’il n’a pas le droit de remporter », a-t-il souligné.

La juge Tanya Chutkan n’a pas retiré lundi à Trump le « droit de parole ». Au lieu de cela, il lui a ordonné de ne pas attaquer publiquement les procureurs, le personnel du tribunal ou les témoins potentiels avant le procès qui doit commencer en mars 2024.

La décision de Chutkan est intervenue après que le conseiller spécial Jack Smith, une cible fréquente de Trump, ait déposé une requête alléguant que la rhétorique incendiaire du magnat de l’immobilier menaçait de saper son procès pour subversion électorale.

Le juge Arthur Engoron, qui supervise le procès pour fraude civile, a également imposé ce mois-ci un silence limité à l’ancien président après avoir insulté un greffier du tribunal dans une publication sur les réseaux sociaux.

Doug Larson arrive au tribunal de New York le 17 octobre 2023, où il dit avoir évalué un gratte-ciel de 72 étages à Wall Street en 2015 à 540 millions de dollars, et non aux 735 millions de dollars que le groupe Trump maintenait dans ses états financiers.
Doug Larson arrive au tribunal de New York le 17 octobre 2023, où il dit avoir évalué un gratte-ciel de 72 étages à Wall Street en 2015 à 540 millions de dollars, et non aux 735 millions de dollars que le groupe Trump maintenait dans ses états financiers. © Michael M. Santiago / Getty/AFP

Engoron a interdit à « toutes les parties de publier, d’envoyer des courriels ou de parler publiquement » au sujet de son personnel judiciaire.

Sanctions pour millionnaires

Ce mardi, Trump s’est assis parmi ses avocats pour écouter, au douzième jour du procès pour fraude, le témoignage de l’une des comptables de la Trump Organization, Donna Kidder, suivi de celui de Doug Larson, ancien directeur de la société immobilière. Cushman et Wakefield.

Dans ce procès civil, le parquet accuse le républicain et deux de ses fils, Eric et Donald Jr, d’avoir surévalué de plusieurs centaines de millions de dollars leurs terrains de golf, résidences et gratte-ciel new-yorkais dans les années 2010 pour obtenir des prêts plus avantageux de la part du gouvernement. banques, ce qu’il nie.

« Nous avons construit une grande entreprise, beaucoup d’argent, beaucoup d’actifs et des biens immobiliers parmi les meilleurs au monde », a déclaré Trump.

Lors de son témoignage, Larson a confirmé qu’en 2015 il avait estimé la valeur du 40 Wall Street, un gratte-ciel de 72 étages situé dans le quartier financier de Manhattan, à 540 millions de dollars. Et non à 735 millions, valeur que le groupe Trump a finalement maintenue dans ses états financiers.

L’ancien président a de gros enjeux dans ce procès civil, qui menace de lui coûter le contrôle de son empire commercial, en plus de sanctions économiques pouvant aller jusqu’à 250 millions de dollars.

Fraudes avérées

Avant même l’ouverture du procès, le juge Engoron a jugé que les fraudes répétées étaient prouvées et que les actifs avaient été surévalués entre 812 millions et 2,2 milliards de dollars par an entre 2014 et 2021.

En conséquence, il a ordonné la saisie et la liquidation d’entreprises pouvant conduire au démantèlement de l’empire immobilier de Donald Trump, mais sa demande a été suspendue en appel.

Trump devrait également assister à des audiences mercredi et jeudi, après deux rassemblements lundi dans l’État de l’Iowa, dans une course pour remporter la primaire républicaine, pour laquelle il est favori dans les sondages.

Au total, quatre procédures pénales attendent le républicain, dont une pour avoir été pointé du doigt pour ses tentatives de renverser les résultats de 2020, qui s’ouvrira le 4 mars devant un tribunal fédéral de Washington.