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Le niveau d’alerte passe à « attaque d’urgence » après l’attentat meurtrier à Arras

Le niveau d’alerte passe à « attaque d’urgence » après l’attentat meurtrier à Arras

Elisabeth Borne, Première ministre française, a décidé de relever le niveau d’alerte du pays à « urgence attaque », ceci après la mort d’un enseignant dans la ville française d’Arras après avoir été victime d’une attaque au couteau. Depuis la scène, le président français Emmanuel Macron a demandé à ses compatriotes de rester « unis » face à « la barbarie du terrorisme islamiste ». Il a à son tour fait référence à une autre « tentative d’attentat » avortée dans le département français des Yvelines.

À la suite de l’attaque au couteau qui a coûté la vie à un enseignant de l’institut Gambetta d’Arras, la France a relevé son niveau d’alerte à « attaque urgente » ce vendredi 13 octobre, selon une information connue de l’agence de presse AFP.

La Première ministre française Elisabeth Borne « a décidé de relever le statut du système national d’alerte français (Vigipirate) au niveau d’attaque d’urgence » à l’issue d’une réunion de sécurité à l’Elysée avec le président français Emmanuel Macron. Le niveau « frappe d’urgence » peut être appliqué immédiatement après une attaque ou si un groupe terroriste, identifié ou non, passe à l’action.

Cependant, Macron avait déjà mis en garde depuis la zone de l’attaque à Arras contre une autre « tentative d’attaque », qui a été déjouée par l’intervention des forces de l’ordre du pays.

Auparavant, Emmanuel Macron avait déclaré depuis Arras qu’une autre « tentative d’attentat » dans une autre région avait été déjouée grâce à l’intervention des forces de l’ordre. « Une autre intervention a déjoué une tentative d’attaque en cours dans une autre région », a indiqué le président. De son côté, le ministre de l’Intérieur a précisé qu’il faisait référence à l’arrestation et à la garde à vue d’un homme connu pour être « radical » et porteur d’une arme prohibée, juste après sa sortie d’un centre de prière de la ville de Limay.

Attaque d’Arras

Un homme a poignardé à mort un enseignant et en a grièvement blessé deux autres, dans un lycée d’Arras (Pas-de-Calais), vendredi 13 octobre, en criant « Allah Akbar » au moment de l’attaque, alors que l’on craignait que le conflit entre Israël et le Hamas sont importés en France.

El atentado se produce casi tres años después del asesinato de Samuel Paty, un profesor de 47 años, que fue decapitado el 16 de octubre de 2020 cerca de su instituto de secundaria en Yvelines, tras mostrar a sus alumnos caricaturas de Mahoma durante unas clases sobre la liberté d’expression.

Parmi les deux blessés figurent un professeur du secondaire en état d’urgence absolue après avoir reçu plusieurs coups de couteau et un enseignant en état d’urgence relative, ont confirmé des sources policières. Le professeur a été « très grièvement blessé, entre la vie et la mort », a précisé une autre source proche du dossier.

Le détenu, Mohammed Mogushkov, âgé d’une vingtaine d’années et ayant un casier judiciaire, est d’origine tchétchène, comme l’agresseur de Samuel Paty, selon des sources policières. L’un d’eux a ajouté qu’il est un citoyen russe arrivé en France en 2008.

Mogouchkov « fait l’objet d’une surveillance active » de la part de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et a été contrôlé jeudi, « sans être accusé d’un quelconque délit », a indiqué à l’AFP une source du renseignement.

« Il était sous écoute et surveillance physique depuis cet été », a ajouté la source, précisant que « ses conversations téléphoniques de ces derniers jours n’avaient rien révélé qui puisse laisser penser qu’il était sur le point de passer à l’action ».

L’un de ses frères avait « été arrêté à l’été 2019 par la DGSI, en relation avec une agression contrariée et pour des actes d’apologie, pour lesquels il est en prison », ajoute la source.

Son autre frère, 17 ans, a été interpellé à proximité d’un autre établissement. Selon la source policière, « plusieurs membres de la famille ont été arrêtés dans le cadre de l’enquête » ouverte par le Parquet national antiterroriste.

Le Conseil musulman français condamne l’attaque

Le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, est arrivé peu avant 15 heures au lycée Léon Gambetta d’Arras. Le président français est entré dans l’école, accompagné du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et du ministre de l’Éducation, Gabriel Attal. Il prévoyait de saluer le personnel enseignant et les services d’urgence avant de faire une déclaration publique.

Macron a accueilli et discuté avec les équipes d’urgence, les policiers et les membres du personnel enseignant de l’école. En sortant, peu après 15h30, il s’est arrêté devant le corps de l’enseignant, qui gisait toujours devant l’école, recouvert d’une couverture. Les équipes médico-légales travaillaient autour de lui.

Par ailleurs, le chef de l’Etat français s’est rendu dans un immeuble voisin où logeaient quelques lycéens.

De son côté, Gabriel Attal a demandé aux recteurs des autorités éducatives de « prendre, sans délai, toutes les mesures nécessaires » pour « renforcer la sécurité de toutes les écoles » de France, dans un message transmis par le ministère.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a « fermement condamné cet attentat », qualifiant cet acte de « terroriste ». Par ailleurs, il a exprimé « ses plus sincères condoléances à la famille de la victime » et souhaite « un prompt rétablissement aux blessés ».


La fédération Musulmans de France (MF) a également « condamné fermement l’acte barbare » d’Arras, dans une publication sur son réseau social X.

« Nous voulons exprimer notre profonde tristesse et notre solidarité avec les victimes de ce drame et avec la communauté éducative », ajoute le message de cette organisation, proche des Frères musulmans, connue jusqu’en 2017 sous le nom d’Union des organisations islamiques de France avant se rebaptisant Musulmans de France.

« On s’est barricadé, puis la police est arrivée et l’a immobilisé »

Un large périmètre de sécurité a été établi autour de l’école, où ont été déployés la police, les pompiers et les ambulanciers, selon des journalistes de l’AFP. Les parents étaient présents devant l’école, où les élèves pouvaient être vus à travers les fenêtres.

Les élèves et le personnel ont été confinés à l’école, a indiqué une source policière.

Un professeur de philosophie témoin de l’attaque, Martin Dousseau, a décrit la panique ressentie par les étudiants face au tireur. « Il a attaqué un membre du personnel dans la cuisine. J’ai essayé de descendre pour intervenir, mais il s’est tourné vers moi, m’a poursuivi et m’a demandé si j’étais professeur d’histoire-géographie », a-t-il ajouté. « Nous nous sommes barricadés, puis la police est arrivée et l’a maîtrisé. »

Selon lui, la victime était un professeur de français à l’école. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent un jeune homme, vêtu d’un pantalon noir et d’une veste grise, se battant avec plusieurs adultes dans la cour de l’école, clairement armé d’une arme à feu, avant de se diriger vers la porte de l’école.

Avec l’AFP

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